CONNAITRE le PASSE, C'EST MIEUX VIVRE le PRÉSENT et PRÉPARER L'AVENIR

Publié le par culture

CONNAITRE le PASSE, C'EST MIEUX VIVRE le PRÉSENT et PRÉPARER L'AVENIR

Ce titre représente la deuxième devise du Souvenir Chouan de Bretagne, la première étant Doue ha mem Bro (Dieu et mon pays) depuis bientôt dix ans. S'il est bon et essentiel de rappeler les faits passés c'est dans la perspective de mieux connaître les faits actuels et d'appréhender les faits à venir. Poser des plaques c'est bien, commémorer les victimes des Noyades - dans une indifférence quasi générale - c'est bien, rappeler les fusillades, spoliations, extorsions de fonds, exécutions plus ou moins sommaires des opposants au bienheureux système révolutionnaire - Charette, Stofflet, Cadoudal, de Silz, Gambert, Guillemot, D'Elbée etc - c'est bien mais en les gardant dans la perspective de certains maux actuels et nombreux.

TV. Libertés interroge Philippe de Villiers sur son dernier ouvrage et c'est, à mon avis, la meilleure émission consacrée à l'homme et à son sujet grâce à un journaliste qui démontre qu'il ne s'est pas contenté de la lecture de la quatre de couverture ! Et si on le sent favorable à l'interrogé, il n'est pas serve !

C'est du grand Villiers, une nouvelle fois et j'ai trouvé particulièrement sympathique ce qu'il rapporte d'un échange avec Cohn-Bandit - voir minute 32, et pendant une dizaine de minutes plus particulièrement - sur les implications de la bourgeoisie, les Bobo (Bourgeois Bohême) lors de la révolution de 1968. Nous en revenons au même processus de tannage médiatico-intellectuel sur les élancements du peuple dans la révolution de 1789. Le peuple fut bien utilisé, mais remarquablement manipulé pour servir de chair à canon ou à baïonnette ou - place au modernisme - aux gaz lacrymogènes.

- La révolution de 1789 a été menée par les bourgeois de l'époque - Marat, Danton, Saint-Just, Robespierre, le pourri Barère, Fouquier-Tinville, Vergniaud, Condorcet, Tallien, Châteauneuf-Randon, Collot d'Herbois, Maigniet, Rabaut saint-Etienne, Pache, Pétion de Villeneuve, Amar, Henriot, Hébert, Garat, Fouché, Gensonné etc- en vue de la destruction du Royaume en détruisant d'abord son chef mystique - l'Eglise - puis son chef  politique - le Roi .

- La révolution bourgeoise de 1830 avec le roi bourgeois Louis-Philippe, fils du régicide, anéantira les rêves monarchiques de Charles X et s'attaquera durement à l'héritage moral des Chouans encore politiquement incorrects.

- La révolution bourgeoise de 1848 remettra un coup de gouvernail vers la bourgeoisie républicaine cassé en 1851 par la bourgeoisie Bonapartiste qui partira en fumée avec Sedan puis la Commune avant de laisser place à une nouvelle bourgeoisie qui, cahin-caha, nous amènera l'expulsion des Congrégations (l'Eglise enseignante - seule force morale) enfin l'abolition du Concordat par la déclaration unilatérale de séparation de l'Etat et de l'Eglise (alors que le Concordat fut un Traité négocié) puis le vol caractérisé des biens que l'Eglise s'était reconstitués.

- Pour en arriver à Cohn-Bandi, sa révolution bourgeoise de 1968, la destruction de l'Etat et de ses valeurs puis au grand bourgeois européaniste Giscard qui lui détruira la Nation (et par un Edgar Faure hélas ! non cité dans l'émission qui sera le premier fossoyeur de l'Enseignement).

Le reste est bien mais, à mon avis, toute l'explication des maux actuels est à partir de la minute 32. Mais comme le dit si bien Philippe de Villiers : "On ne va pas pleurer sur le lait renversé" entendant par là l'attitude du combat intellectuel à mener par rapport à ce Passé qui fut lui aussi l'Avenir de temps plus anciens. Une petite phrase qui illustre l'homme debout parlant librement : 

" Pas besoin d'un col dur pour tenir debout !"

Si l'on peut faire un reproche c'est de constater l'absence d'un adjectif qualificatif à bourgeoisie c'est : Franc-maçonne !

Mais comme il ne faut jamais perdre l'Espérance il nous appartient, Association du Souvenir des Chouans, de rappeler à temps et à contre-temps, leurs soulèvements et leurs révoltes non pas dans une attitude passéiste et contrite  mais en s'appuyant sur le Passé, en le faisant connaître, pour mieux comprendre le Présent et les analogies.