DANS LA FAMILLE GUILLOTINE, JE DEMANDE FOUQUIER-TINVILLE

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DANS LA FAMILLE GUILLOTINE, JE DEMANDE FOUQUIER-TINVILLE

En ce 27 février 1795, Fouquier-Tinville doit commencer à avoir la tête ailleurs. En effet à la Convention :

9 ventose an III, 27 février 1795 (vieux style).

Décret de la Convention  sur la lettre adressée au Comité de législation par le Substitut de l’Accusateur publique, relative à l’acte d’accusation de Fouquier-Tinville.

Le nouvel Accusateur public se nomme Judicis

Fouquier de Tinville, qui a commencé par perdre la particule, doit commencer à penser qu'il va bientôt perdre la partie tête.

Il a été emprisonné, du moins il s'est présenté à La Conciergerie pour être emprisonné à sa demande, dès le 1 août 1794, soit 4 jours après avoir envoyé "ad Patres" Robespierre et sa clique.

Ce n'est pas pour narguer la Convention ni le Comité qu'il a agi ainsi. Il est simplement sûr de son bon droit d'avoir été, comme Carrier en son temps, un fonctionnaire zélé. Il n'a pas compris que la chasse aux Jacobins non recyclés, commencée avec le procès de Carrier, était ouverte.

Rapidement, il va être changé de prison. Il est repéré très vite par quelques uns de ceux qu'il avait fait emprisonner (ce qui démontre que les portes des prisons ne furent pas totalement ouvertes après la mort de l'Incorruptible) et chercheront "à lui faire la peau". Il sera alors transféré, quelle ironie, dans ce qui était appelé "la réserve à guillotine de Fouquier-Tinville" : Le Plessis (dans laquelle fut enfermé Monsieur Jacques Emery, Supérieur général de Saint Sulpice, prêtre remarquable, et qui y fut miraculeusement oublié).

Le procès de l'ancien Accusateur public commencera bientôt.

 

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