Manque de décence ou panne de décence...

Publié le par culture

La Place du Trône (en juillet 1660, un trône fut dressé sur cette place pour saluer le retour de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche après leur mariage à Saint Jean de Luz) devint en août 1792 la Place du Trône renversé (Kolossale finesse) après le renversement de la Royauté.

Manque de décence ou panne de décence...

Pendant la Terreur et la Grande Terreur, la guillotine fut dressée sur son bord sud-est, du 10 juin 1794 au 28 juillet 1794. Elle fut installée, le même 28, place de la Révolution (Concorde) afin que Robespierre et consorts puissent aller rejoindre la Déesse Raison et l'Être Suprême.

Place du Trône renversé, 1306 personnes furent guillotinées dont 1109 hommes - 579 hommes du peuple - et 197 femmes.

Certains furent plutôt assassinés par guillotine interposée :

- 108 Membres du clergé

- 136 Religieux

- 23 Religieuses dont les 16 Carmélites de Compiègne (qui seront béatifiées par le pape saint Pie X le 27 mai 1906).

Ces malheureux dont certains deviendront Bienheureux furent "jetés" dans deux fosses connues maintenant sous le nom de Picpus.

Manque de décence ou panne de décence...

Cette place retrouve son nom d'origine à la Restauration. Elle est appelée ensuite place de la Nation le 14 juillet 1880.

Le jour du Baptême de Notre Seigneur, elle fut le lieu d'un gigantesque raout organisé par le D.J. François, en recherche de popularité.

Sur un lieu irrigué par les hectolitres de sang, en particulier de catholiques, il a été rendu hommage à des individus qui ont gagné leur vie en trempant leurs crayons dans les excréments pour réaliser des dessins ciblés sur Dieu Lui-même, les Papes, le clergé et les catholiques.

Des membres du Clergé ont trouvé que c'était de l'humour lié à la liberté d'expression* ! Si il y a une religion qui n'a jamais fait l'objet d'aucune caricature, au nom de la Liberté d'expression, une autre n'a pas du tout apprécié cette même liberté d'expression.

Ce grand écart continuel devient fatigant et il y a des professeurs de moral qui risquent d'avoir de violentes douleurs à l'entre-jambe !

Ce qui est curieux de la part du clergé catholique, dans ce drame du à l'inconséquence de quelques "dessinateurs", c'est son absence de réaction sur la devise de ce " " "journal" " ": Ni Dieu, ni maître. Ils avaient des impératifs de vie, salaire, politique, de responsabilités dans lesquelles entre la vie de ceux qui vont mourir à cause de leurs caricatures ; ils auront un maître de calibre 7,62.

 

* Comme nous n'avons pas suivi toutes les subtilités cléricales, est-ce-que - c'est une supposition impossible mais supposons dans l'absurde - si ces mêmes " " dessins " " avaient été mis dans d'autres journaux - suivez notre regard - cela aurait été excusé par la Liberté d'expression par le même clergé ? Prenons un Joker !

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