LES FAUX CHOUANS...

Publié le par culture

Il y avait les vrais Chouans, qui se battaient de toutes leurs forces spirituelles et physique pour leurs libertés, y compris la liberté spirituelle et d'expression.

Difficiles à réduire par les armées conventionnelles, le Comité de Salut Public, sous l'impulsion de Collot d'Herbois, donna des consignes discrètes pour la création d'unité de galériens et de repris de justice, gens de sac et de corde, pour décrédibiliser les courageux Contre-révolutionnaires. A Brest le Représentant en mission, Jean-François Boursault, dénonce au Comité de Salut Public, le 10 octobre 1794 "l'indiscipline et la négligence de l'armée qui s'étend jusqu'aux bagnes d'où il s'échappe beaucoup de galériens" Or il semble bien que le Comité aurait pu renseigner le Représentant vers où s'échappaient les bagnards.

En effet, sur l'initiative de Jean Bon Saint-André, autre Représentant en mission, pour rendre odieux les Chouans on habilla le gibier de potence en vrais combattants révoltés. Il leur fut remis un habit breton, un scapulaire à afficher sur la poitrine, un chapelet à mettre autour du cou et une cocarde blanche à accrocher à leur chapeau. Leur cri de ralliement fut "Vive le Roi" et "Vive la Religion". Les consignes : Piller, incendier, violer, massacrer au nom de Dieu et du Roi !

Ces Faux Chouans se répandirent dans les campagnes en y semant la terreur et la mort, massacrant au nom de la religion qu'ils exécraient en leur for intérieur. Les habitants des campagnes voyaient des Chouans, habillés comme tels, se livrer à des excès déplorables ; une vraie haine monta contre les combattants des haies.Constaté par le général Rossignol, déploré par le général Krieg qui en appela à Hoche pour faire cesser ces horreurs. Mais les Chouans entamèrent une sévère répression reconnaissant les Faux à leurs cheveux trop courts et à leur "parler" différent.

Boishardy écrivit d'ailleurs au général républicain Charlery qu'il sera plus impitoyables envers eux qu'envers les républicains. Enfin cette engeance disparut pour quelques temps, beaucoup à six pieds sous terre.

Il faut souligner que cette expérience de chouans de la république, pour laquelle tous les moyens sont bons pour ruiner l'opposant, se déroula exclusivement en Bretagne et plus particulièrement en Morbihan et Ille et Vilaine - jamais en Vendée - se renouvellera sous le Directoire puis le Consulat. Il ne serait pas impossible qu'on les implique dans quelques crimes crapuleux tel celui marqué à jamais par "la tombe à la fille" dans la forêt de Teillé (au Nord de Châteaubriant).

Les nouveaux Faux Chouans se battent à notre époque, sous des oripeaux différents appelés (entr-autres) "La Ligue des Esclaves Penseurs" pensant faire croire à leur attachement à la république en attaquant, avec  la "bénédiction" des païens et des Loges la seule religion catholique. De ce côté là ils ne prennent pas de risques. Un tour sur leur site montre leur obsession unique. Leur marotte actuelle : les Crèches.

LES FAUX CHOUANS...LES FAUX CHOUANS...

Avec leur disciple Peillon, leur obstination obsessionnelle à imposer - et non à proposer - leur religion laïque frise le pathétique. Mais ils ont au moins la prudence physique de ne s'en tenir, dans leurs attaques, qu'à la seule religion catholique. Ils suivent en cela les préceptes d'un autre pourfendeur du catholicisme : Patrick Sébastien qui reste l'exemple type - le mètre étalon - de la forfanterie. Jean Diwo, patron de Télé 7 Jours, (l'article est déjà passé sur le Blog) lui demandait pourquoi "tapait"-il aussi régulièrement sur l'Eglise, le Pape et les prêtres ; le saltimbanque de télé lui répondit :"Avec eux au moins, je ne risque pas de me retrouver avec une bombe sur mon palier" ! 

En contradiction avec les précédents : L'horreur qui a frappé hier l'équipe dirigeante d'un journal "satirique". Il faut reconnaître qu'ils n'ont pas cédé au chantage à la mort ; cette obstination courageuse rachète un peu le style très discutable de leur publication.

A l'origine de ce drame, peut-être une erreur de marketing du Comité de rédaction : sans doute pour augmenter son lectorat et son chiffre d'affaire, se basant sur l'absence de protestations de l'Eglise catholique lors de la publication d'articles souvent scandaleux contre, Majesté oblige, Dieu, Jésus-Christ, la Vierge Marie - l'Eglise, le Pape, le clergé, les fidèles, il pense faire de même avec l'Islam. Il ne s'attaque pas à Allah, leurs bâtiments auraient été pulvérisés, mais à son prophète. Mais l'Islam n'est pas l'Eglise catholique.

Une première alerte avec incendie ne fait pas réfléchir et hier c'est le carnage entraînant la mort de trois innocents. Le scandaleux est que cela se passe dans un Etat dit de DROIT.

Les mêmes qui critiquent la presse lorsque les articles les dérangent viennent, comme l'Episcopat, se lamenter sur l'atteinte à la "Liberté d'expression", "liberté de la presse", liberté totalement illusoire l'ensemble étant tenu entre des mains financières, philosophiques, politiques sous le regard du distributeur de fonds : l'Etat. Le glas a sonné dans certains endroits en particulier dans le diocèse de Gap, à la demande de son médiatique évêque Mgr Di Falco ; les jeunes - et moins jeunes -  chrétiens martyrisés par centaines n'ont pas droit aux mêmes égards.

Comme le dit si bien Philippe de Villiers : le Pardon n'est pas l'oubli.

Alors n'oublions pas ces quelques étrons :

LES FAUX CHOUANS...LES FAUX CHOUANS...LES FAUX CHOUANS...
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thizy 13/01/2015 17:59

vive MR PHILIPPE DE VILLIERS

cordialement

Duplessix 11/01/2015 20:19

Intéressant ; il y avait déja des "False flags" à cette époque !!! ?

odile 11/01/2015 19:24

Certains prétendent que charlie hebdo aurait demandé le retour des colonnes infernales en vendée est-ce vrai? Si c'est vrai, quelles ordures!!!

Chambretaud 09/01/2015 15:03

Une lettre de Sotin de La Coindière, ministre de la Police sous la Directoire (13 mars 1798), illustre toute l'ignominie des autorités républicaines (Fouché, l'un de ses successeurs, agira de même) :

« Je vous envoie des jacobins qui rendront en Bretagne d'immenses services (…) Il faut que la Chouannerie soit déshonorée dans ses œuvres vives : les ministres de l'Intérieur et de la Guerre vous donnent des instructions dans ce sens ; moi je vous annonce quelques centaines d'hommes d'exécution que vous pouvez employer à tout. Je vous envoie des Jacobins qui, nuisibles à Paris (…) rendront d'immenses services. Ce qu'ils détestent le plus en ce monde, ce sont les Chouans ; laissez-les faire et ils iront plus loin que tous les insurgés. Donnez-leur de la besogne, qu'ils compromettent par de bons excès tous ces gens qui enlèvent si audacieusement les deniers de l’État, qu'ils soient barbares en criant : vive le Roi et en priant le ci-devant bon Dieu. Faites dresser des procès-verbaux par les compères des administrations départementales. Qu'on m'adresse tout cela avec des détails horribles et des circonstances saupoudrées de larmes, et le reste me regarde. »