GESTé, DIMANCHE 25 AOÛT 2013, IL Y A UN AN...

Publié le par culture

Il y a un an exactement, se terminait la réunion de protestation contre la destruction de l'église Saint Pierre aux Liens de Gesté.

Rappelons quelques éléments:

- Cette église du XIXème siècle remplaçait une église "replâtrée" après, le passage des "Colonnes Infernales" commandées, en ce lieu, par le général Cordelier. Elle fut financée à 80% par la population volontaire de Gesté. Construite en style néogothique elle était un témoin de l'art architectural de l'époque du renouveau du catholicisme après les barbares persécutions révolutionnaires.

- L'entretien fut volontairement arrêté lors du premier mandat de Baron, maire de 1995 à 2008 et l'église fermée au culte en 2007. Bien évidemment l'absence totale d'entretien entraîne un mauvais état qui va s'aggraver avec l'aide des pigeons s'installant dans l'édifice et des moineaux nichant sous les ardoises. La poussière et la fiente des volatiles s'amassent dans les cheneaux qui deviennent de vrais jardins suspendus ; ainsi, par capillarité l'eau des pluies s'introduit sous la charpente avec les dégâts que chacun pourrait constater s'il agissait ainsi dans sa propre maison.

- Léger, membre du précédent Conseil, s'installe à la mairie en 2008 et poursuit l'oeuvre dévastatrice de son prédécesseur. Le Conseil municipal, par un arrêté, vote ce qu'ils appellent pudiquement la "déconstruction" de leur propre église ! On pouvait penser que le rôle d'un maire et de son Conseil était de préserver le patrimoine. Pas à Gesté.

- Le 2 février 2012, le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du Conseil municipal de Gesté.

- Le 5 décembre 2012, le Conseil d'Etat rejette le pourvoi en Cassation de la mairie de Gesté.

- Le 6 mai 2013, persistant dans son ecclesiaphobie, Léger revêt le costume de Cordelier et fait voter par la Colonne municipale la "déconstruction" de son église. Ces gens là bénéficient du soutien de l'évêque d'Angers, Emmanuel Delmas et du "curé" local. Les appels d'offre sont lancés.

- Le 19 juin 2013 : Le Maire est le Premier Magistrat de la commune en charge de l'application de la Loi.  Pas à Gesté : Au mépris des décisions prises par le Tribunal administratif de Nantes et le Conseil d'Etat, malgré les interdictions prononcées par la Direction Régionales des Affaires Culturelles et du Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine, Léger-Cordelier à la tête de son Conseil Infernal fait donner les premiers coups de pelleteuse dans la partie néoromane de l'église, sous l'oeil effaré des habitants.Sous l'oeil souriant de quelques uns qui, un an après, ne l'ont plus.

- Le même jour "Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois" saisit le Juge des Référés qui fait interrompre la destruction le temps de prononcer sa décision laquelle est rendue publique le vendredi 12 juillet : le Pourvoi de "Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois" est rejeté et puisque la démotion est commencée autant la poursuivre. La Mairie est condamnée à verser 2.000 € à l'Association à titre de dédommagement. Celle-ci se tourne vers le Conseil d'Etat qui rendra sa décision le 30 décembre 2013 soit quatre mois après la démolition totale de l'église.

- Le 25 août notre réunion est la dernière de catholiques dans ce lieu de prière dévasté par la bêtise humaine et municipale. Le prêtre local devait être préssé de partir car nous trouvons dans le meuble ornementier de la sacristie des objets liturgiques et surtout, dans les décombres, une Pierre d'Autel qui est l'élément le plus important dans une église, après la Sainte Présence.

A suivre...

 

Commenter cet article

rochard 04/12/2014 12:50

Le cureton de gesté et Delmas sont sûrement du genre de ceux qui s'acharnent pour virer Monseigneur Castet, pas assez soixante huitard pour eux.