GILLES-DOMINIQUE de BOISGELIN, 1794...

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GILLES-DOMINIQUE de BOISGELIN, 1794...GILLES-DOMINIQUE de BOISGELIN, 1794...

Depuis le 30 juin, les Valeurs de la République tournent à plein régime. En quatre jours 98 personnes, grâce au Comité de Sûreté Générale, ont trouvé refuge dans les fosses de Picpus.

Parmi tous ces dangereux comploteurs - paysans, forgeron, fermière, tisserand, domestiques, horloger, négociant en vin, un postillon, des prêtres, perruquier, 7 personnes d'Etain (maire, curé etc), des maires, des généraux déchus (et sans aucun doute déçus de leur engagement) dont un nommé Eustache d'Aoust, fils de marquis révolutionnaire et exécuté à l'âge de 31 ans.

Parmi eux, un breton de grand nom, Gilles-Dominique de Boisgelin, qui a suivi le cours du temps servant le Roi, dont il devient Maréchal de camp du régiment Boisgelin devenu, avec la révolution, la demi-brigade Béarn dont il devient le général.

En 1792 (Mai ?), il refuse de servir sous les ordres du Maréchal Luckner pour ne pas avoir à lutter contre l'Armée des Princes dans laquelle sont de ses cousins bretons.

Il est arrêté et emprisonné au palais du Luxembourg. Luckner sera guillotiné le 4 janvier 1794. Gilles-Dominique le sera le 3 juillet 1794; il avait 40 ans. Son frère, prêtre et Vicaire général d'Aix, a été massacré en la prison de l'Abbaye le 2 septembre 1792; il avait 37 ans.

Son mariage avait été célébré par son cousin, Jean de Dieu de Boisgelin de Cucé, archevêque d'Aix, dont le frère, la femme et la belle soeur suivront le chemin sanglant de leurs cousins.

Monseigneur de Boisgelin sera durant son exil en Angleterre en correspondance avec Monsieur Emery à Saint Sulpice.Ils formeront avec Monseigneur de Bausset, futur évêque de Vannes puis d'Aix un centre puissant de réflexion et de conseils sur la conduite à adopter face aux différents serments. Pour eux ce qui prime est la sauvegarde des âmes des catholiques en proie à la persécution.

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