ABBE ANDRE MOISAN

Publié le par culture

Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes, célèbrera la messe des funérailles et d'hommage à Monsieur l'abbé André Moisan mercredi 7 prochain à Augan, dans le Morbihan.

La messe est à 10 H 30. Nous espérons une belle délégation du Souvenir Chouan de Bretagne pour saluer l'ami de notre Association, son documentaliste et son conseiller.

Hommage sera rendu dans La Revue de juin à ce prêtre aux connaissances historiques remarquables, qui est parti rejoindre la longue cohorte des martyrs de la révolution dont il a eu souvent l'occasion de saluer la mémoire et de rappeler la profondeur des convictions. Il a poussé l'honnêteté intellectuelle jusqu'à ne pas accabler les prêtres qui, au nom de leur sacerdoce, ont choisi leur devoir de prêtres au service des âmes, même si cela leur faisait, contre leur  intimes convictions, accepter le Serment à la Constitution civile du clergé.

Il était, en cela, en totale communion avec Monsieur Emery, Supérieur Général de la Compagnie de Saint Sulpice, vrai négociateur du Concordat, humble prêtre ayant refusé tous les honneurs proposés (imposés ?) par Bonaparte.

ABBE ANDRE MOISANABBE ANDRE MOISANABBE ANDRE MOISAN

Il est parti aussi rejoindre, lui le Médiéviste éclairé, tous ceux dont il s'est plu à restaurer le souvenir de cette période dite du Moyen-Âge, période qui fut pour lui une des plus riches de l'Histoire de France. Que de fois ne l'ai-je entendu se plaindre des récits stupides de Michelet.

Que Monsieur l'abbé Moisan veille sur le Souvenir Chouan de Bretagne pour lequel il avait une réelle affection ; qu'il veille aussi sur la Bretagne à laquelle il était tant attaché, sur ses confrères prêtres et sur le premier de tous, l'évêque de Vannes, Monseigneur Centène.

Il pensait, sincèrement, mais sa pensée était toujours sincère, que le système politique imposé au Pays en septembre 1792 était à bout de souffle. Et que, seul, Dieu pouvait apporter une solution aux nombreux marasmes que nous subissons.

Père André Moisan, Requiescate in Pace.

Commenter cet article