Gesté. Encore ? Oui car encore des interrogations....

Publié le par culture

Insistons un peu:

Gesté: un exemple emblématique du mépris de certains pour les églises catholiques, comme il y a 220 ans !

A Palo, aux Philippines, lors du dernier typhon soufflant à 300 Km/heure, la cathédrale a été endommagée mais l'évêque a pu y célébrer des ordinations sacerdotales. Le culte catholique n'y est pas interrompu.

A Gesté, dans le Maine et Loire, pas de typhon.

Léger, un zéphyr municipal, a fait mieux que la Colonne Infernale de Cordelier en février 1794. Allant au bout de son raisonnement, la Colonne Municipale aurait pu attendre le 220ème anniversaire du passage de Cordelier pour montrer qu'elle avait fait mieux que lui. En effet Cordelier mit le bourg de Gesté à feu et à sang, brûla et détruisit l'habitat des particuliers, les particuliers aussi, et l'église. Mais celle-ci put néanmoins, par la foi de ses paroissiens, retrouver rapidement sa fonction.

Il y eut une totale reconstruction au XIXème siècle, aux frais des paroissiens-citoyens, selon les plans d'un architecte de haute qualité. Voir les différents articles publiés sur notre Blog.

Voir aussi les excellents articles de Breizh Journal.

Gesté. Encore ? Oui car encore des interrogations....Gesté. Encore ? Oui car encore des interrogations....

Qui est l'architecte du projet du nouveau lieu de culte ? Pas de réponse sur le site de la mairie de Gesté. Seule interrogation : la forme du bâtiment (qui ne sera pas une église mais un lieu de culte, ce qui est totalement différent): une colonne tronquée comme il est possible d'en voir sur les tombeaux des membres de certaine obédience philosophique.

Et, vue du ciel (merci Google), cette tache blanche au milieu de Gesté, telle que nous l'apercevons dans le film consacré à le destruction de l'église.

Sur le cliché ci-dessous sont repérés la mairie, d'où a soufflé le vent destructeur, le presbytère logis du clergé qui a donné, ainsi que l'évêque Emmanuel Delmas, son accord à la démolition, le clocher ultime vestige qui a sonné régulièrement durant la destruction-profanation.

Sept piliers en granit, allusion  aux Sept Piliers de la Sagesse (Livre des Proverbes Livre IX versets 1-6 : La Sagesse s'est bâtie une maison, elle a taillé sept colonnes) ?  - le chiffre 7 est le chiffre parfait - les 7 jours de la création, le Chandelier à 7 branches, les 7 sacrements, les 7 têtes de la Bête de l'Apocalypse, les 7 trompettes de l'Apocalypse etc...Il faut aussi y ajouter le mois numéro 7 de l'année : Septembre, mois a la fin duquel le sol ayant porté une église depuis le Quinzième siècle est totalement arasé.

Sur ces Sept piliers du choeur - l'architecte connaissait son Histoire Sainte - seuls trois ont été conservés.

Cerclés en rouge les trois piliers conservés (sur les sept assurant le fondement du transept) les quatre autres (vous en voyez un disparaître dans le film) étant marqués par des points noirs.

Ne trouvez-vous pas étranges ces trois points en triangle comme dans une signature maçonnique ? Si l'architecte du nouvel édifice voulait conserver, de façon anodine, trois piliers du choeur en granit rose pour évoquer l'antique église, il aurait pu choisir un alignement différent, à gauche, à droite, en haut. Non, trois points parfaitement isocèles, comme une signature entourant, narguant, l'emplacement de l'ancien maître-autel, site de la Messe, et qui projettent leur ombre sur cette photo ! Faut-il rappeler aussi que l'autel majeur et perpétuel, placé au fond du choeur a été enseveli et détruit comme un vulgaire tas de pierre ?

Coïncidences tout cela ? Etrange, tout de même en ces années anniversaires des tentatives de destruction de l'Eglise (avec un grand E). Oui, trois points, d'interrogation ???

Faut-il rappeler, une fois de plus, que la décision du maire de Gesté (suivi de sa Colonne Municipale), de commencer les travaux de destruction le 19 juin, fut appliquée dans la plus totale illégalité, le Tribunal administratif de Nantes ayant interdit la démolition.La Gendarmerie aurait du interpeller cet  individu comme n'importe quel délinquant causant des dégradations.

Alors une question: Le maire de Gesté était sûr de sa protection pour oser défier la Loi ? Détruire l'église de sa ville ? Alors que monter sur le toit d'une mosquée en construction, sans dégradation, entraîne 48 heures de Garde à vue ? Etrange, non ?

Laissons tout ceci à notre réflexion et Bonne année......Quand même !

Gesté. Encore ? Oui car encore des interrogations....

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